Effet de Moiré

Parlons pour ne rien se dire.

vendredi 14 mars 2008

[MASSIVE ATTACK - Angel]



Syndrome de la page blanche, en résulte deux jets posés là sans prétention aucune...

<< Tenir un blog est une démarche masochiste d'extraverti refoulé: écrire dans un espace public, couvert par l'anonymat, et être sincère sans verser dans le pathos larmoyant sont antinomiques. On ne parle plus, on ne se rencontre plus, on ne s'aime plus. Tout n'est qu'abréviations, raccourcis linguistiques simplistes tendant à dévaloriser notre beau langage, tout ce qu'il faut pour ajouter des quiproquos à notre collection. On ressent la colère, le désir, la haine à travers une saloperie d'écran qui élude tous les principes de socialisation que nous avons toujours connu.

Tu veux tringler? Va sur un forum de rencontres et lutine avec qui tu veux. Tu veux te plaindre? Va sur un forum de médecine, tu trouveras une trouzaine d'atrabilaires prêt à faire partager leurs maux les plus terribles. Tu veux te rendre la vie plus compliquée? Va sur un chat pour communiquer avec tes proches, fais toi une vie de série holywodienne. Que nous reste-t'il? Pour certains nostalgiques comme moi, plus grand chose qui ne contre-indique l'attente du jugement dernier: Vivre tue.

Fumer tue, baiser tue, blogger tue.

Autant en profiter.>>




<< Quelle démarche me pousse donc à alimenter ces quelques pages qui ne sont que des fragments choisis de ma vie? Ce qui sous-tend LA question primordiale: "Qu'est-ce donc qui me pousse à digresser autant?"

L'essentiel que je suis prompt à cacher en tergiversant.

Je l'enfouis car je ne peux cesser d'y penser jour et nuit. Un mélange chaotique de sensations contradictoires mais très fortes, qui serait déroutant à regarder pour un œil non averti. Une photo de Mapplethorpe avec un peu plus de chattes tout de même... La douleur et l'obstination dont j'ai toujours fait preuve ne me pousseront jamais à la résignation. Je ne suis pas un "quitter" comme on dit dans la langue de Shakespeare, je suis plutôt du genre sale con têtu qui se fera tabasser jusqu'à en crever avec le sourire aux lèvres: par défi, par déni, par orgueil.

Pourquoi? A ton avis...>>

mercredi 12 mars 2008

[THE FRATELLIS - Chelsea Dagger]



Tout ce que l'on peut souhaiter à quelqu'un qui a besoin d'un soutien sincère et franc dans l'adversité se résume en deux mots:

"Come Oooooooon!"



Tu vas y arriver, j'ai toujours cru en toi.

dimanche 9 mars 2008

[BITMAP BROTHERS - Bomb the Bass]



Ce matin, me réveillant difficilement, j'ouvre ma fenêtre dans l'espoir de respirer un air vivifiant qui pourrait me sortir de ma torpeur. HORREUR! Je tombe sur une flaque d'un liquide, rappelant la bave d'un crapaud buffle, posé négligemment devant moi. Je nettoie et m'en vais raconter à qui veut l'entendre cette anecdote avec le sourire aux lèvres. La réponse à ce mystère ne se fera pas attendre:

"Ce matin vers 6h, je t'ai entendu ouvrir avec fracas ta fenêtre et tousser comme si tu t'étouffais."

Morale du jour:

Je devrais réellement penser à bannir la "Goodbye Moderation!" attitude le samedi soir.

lundi 3 mars 2008

[SERGE GAINSBOURG - Gloomy Sunday]



Gloomy sunday, Sombre dimanche,
Les bras tout chargés de fleurs,
Je suis entré dans notre chambre le coeur las,
Quand je savais dejà que tu ne reviendrais pas,
Et j'ai balancé des mots d'amour et de douleur,
Je suis resté tout seul comme un con pauvre conne,
Et j'ai pleuré tout bas,
En ecoutant gueuler la plainte des frimas,
Gloomy sunday,
Je creverais un sunday ou j'aurais trop souffert,
Alors tu reviendras mais je serais parti,
Des cierges bruleront comme un ardent espoir,
Et pour toi sans effort, mes yeux seront ouverts,
N'aie pas peur mon amour s'ils ne peuvent te voir,
Ils te diront que je t'aimais plus que ma vie,
Gloomy sunday,
Alors tu reviendras mais je serais parti,
Des cierges bruleront comme un ardent espoir,
Et pour toi sans effort, mes yeux seront ouverts,
N'aie pas peur mon amour s'ils ne peuvent te voir,
Ils te diront que je t'aimais plus que ma vie,
Gloomy sunday

dimanche 2 mars 2008

[DANIEL BALAVOINE - Le Détournement]



L'innocence est une bénédiction.


"Y'a pas de bonnes habitudes. L'habitude, c'est une façon de mourir sur place."